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CADRE ET PUISSANCE PAR MECACOTE |
COMMENT SELECTIONER UN CADRE EN FONCTION DE SA PUISSANCE
A partir d'Etude en RDM et des tests effectués par la revue LE CYCLE sur les cadres de vélo nous avons pu en déduire que pour choisir son cadre il fallait
essayer de respecter ce tableau des flexions sous charge statique:
PUISSANCE---DEF_AV -----DEF_AR -----DEF_Boite
150 w------------18.54-------- 6.24---------1.34
200 w-------------16.11 -------5.56 ---------1.17
250 w------------13.69 -------4.89----------0.99
300 w------------11.26 --------4.21--------- 0.82
350 w-------------8.84---------3.54----------0.64
400 w------------6.41----------2.86-------- -0.47
450 w------------3.99 ---------2.19----------0.29
500 w------------1.56----------1.51----------0.12
Il faut lire DEF= Déformation sous charge suivant protocole du Journal LE CYCLE
DEF_AV = DEFORMATION AVANT
DEF_AR = DEFORMATION DE L'AR
DEF_BOITE= DEFORMATION DE LA BOITE DE PEDALIER
DEF en mm / Puissance en Watts
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DOULEURS CERVICALES PAR MECACOTE |
Bien souvent les cyclistes qui souffrent de douleurs cervicales sont porteurs de lunettes de BIPEDES ...
Il faut impérativement éviter ces lunettes qui ne sont pas faites pour le cyclisme . [ position du buste inclinée et non pas verticale ].
D'autres raisons comme la distance selle cintre ou la hauteur du cintre peuvent être en cause . Si les cocottes sont relevées c'est souvent signe d'une
distance selle cintre trop importante ou d'un manque de souplesse ...( voir les pathologies )
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LE COEUR DES CYCLISTES PAR FRANCIS GUTIERREZ |
| 1/ La vie ne tient qu'à un fil / Vendredi 30 Octobre 2009 |
Le 30 Octobre dernier, je suis Interpellé par ce mail quelque peu insolite :
« Bonjour, lors de ma sortie cycliste de dimanche dernier, Michel MUSSOT m'a sauvé la vie en effectuant un massage cardiaque. Je suis de retour chez moi ce jour et souhaite pouvoir joindre Michel ou être joint par lui.
Merci de lui transmettre ce message ».
J'entreprends des recherches afin d’en savoir plus. Après un coup de fil d’une vingtaine de minutes, la touchante déclaration de ce personnage m’encourage à vous en faire part.
Agé de 62 ans et pratiquant des activités sportives depuis 37 ans, Bernard réalise 7000 à 8000 kilomètres de vélo chaque année.
Il dit ne jamais « se mettre dans le rouge » lors de ses sorties qu’il pratique toujours en groupe.
En effet, un problème cardiaque héréditaire le contraint à pratiquer cyclisme et course à pieds en endurance sans dépasser le seuil maximum autorisé.
Néanmoins, quelques événements sont venus contrarier la sérénité dont faisait preuve Bernard jusqu’à ce jour.
Au cours d’une sortie qu’il effectuait en compagnie de Michel Z., il ressent une boule dans la poitrine après avoir mangé une barre de céréales et met pied à terre par précaution dans la montée de Buding.
Une semaine plus tard, la même douleur accompagnée de sueurs froides le perturbent lors d’un achat dans un commerce.
Enfin, il y eu ce jour du 25 Octobre 2009.
Parti avec le groupe de cyclistes habituel sur la route de St. Rémy, Bernard rencontre des difficultés à pédaler et décide rapidement de rebrousser chemin en quittant ses compagnons. Pris de panique, il s’arrête sur le bord de la route pour téléphoner à son épouse.
Au même moment, un cycliste de passage se porte à sa hauteur et lui demande : « vous avez crevé ? »
Bernard lui répond : « non, c’est moi qui vais crevé ! »
Le cycliste descend alors de son vélo ; il s’agit de Michel Mussot, notre correspondant à la F.F.C.T.
Au même moment, Jean Jacques, l’un des cyclistes du groupe initial rejoint Bernard et se porte à ses côtés. Bernard perd alors connaissance dans les bras de Jean Jacques interloqué.
Michel prodigue alors les premiers massages cardiaques et sera relayé par une autre personne présente sur les lieux.
Michel ayant prévenu le SAMU, les secours seront rapidement en mesure de prendre en charge le malheureux Bernard.
A l’hôpital, on lui posera un « stem » genre d’écarteur d’artère et Bernard réintègrera son domicile quelques jours plus tard en souhaitant joindre ses sauveurs afin de les remercier.
Une semaine de repos complet et un test à l’effort plus tard, Bernard devrait pouvoir reprendre ses activités sportives en observant des seuils physiques réajustés.
Cette histoire au dénouement heureux aura permis de vous sensibiliser sur l’importance de connaître la pratique du massage cardiaque et de saluer le courage des intervenants secouriste d’un jour.
Jean Jacques a, quand à lui, pris contact avec les secouristes pour obtenir l’Attestation de Formation aux Premiers Secours.
Bernard dit devoir une fière chandelle aux personnes qui l’ont soutenu.
Si vous souhaitez lui témoigner de votre amitié, vous pouvez lui transmettre un mail à cette adresse : schubern@regie-clouange.fr
Francis Gutierrez.
Le 7 Novembre 2009
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2/ Conférence débat: "Cyclisme et risques cardiaques" / Lundi 8 Février 2010 / MJC Jean Savine / Villers lès Nancy |
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C'est à l'initiative d'Alain Michenon (Culture Vélo Nancy) et avec le soutient de Jean Christophe Rincent de l'Avenir Cycliste de Villers lès Nancy, que s'est déroulé cette conférence débat à la MJC Jean Savine de Villers lès Nancy avec pour thème "Cyclisme et risques cardiaques".
En relatant au nombreux public son accident cardiaque, Alain Michenon souhaitait informer les pratiquants cyclistes du deuxième et troisième âge des risques encourus en mettant en cause les idées reçues.
Une conférence - débat animée par D. Ohmer de FR 3 mettait ensuite en lumière:
- les facteurs de risques et la détection
- la prévention et la connaissance de ses propres limites
- la réadaptation
D'éminents spécialistes ont pu développer les différents sujets en échangeant avec l'assistance intéressée.
Vous pourrez retrouver sur ce montage, les conseils du professeur Etienne Aliot (C.H.U. Nancy), du docteur Karim Djaballah (C.H.U. Nancy) et du docteur Gilles Bosser (I.R.R. Nancy) |
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ERGONOMIE EN CYCLISME: PROBLEMES DE PIEDS PAR MECACOTE |
Depuis longtemps les problèmes que connaissent les cyclistes sont mal traités et les conseils avant vente semblent inexistants.
Les achats sur Internet sont aussi à l'origine de problèmes .
Voici un exemple de message que je reçois : "Je fais du vélo depuis 2000, et avant je jouais au foot en compétition « Promotion d’honneur ».
Sur les pieds et les jambes aucune douleurs, mais en vélo lorsque j’ai 70 km à 80 km, j’ai une douleur dans les orteils..
On diraient qu’ils sont endormis, un pied après l’autre, ce n’est un fourmillement, mais une douleur à ne plus sentir la pointe des pieds.
J’ai tout essayé, semelles, chaussures plus grandes.
Connaissez-vous un remède ? ou comment ne plus ressentir cette douleur ?"
Avec une expérience de 15 années dans le cyclisme à travailler sur l'ergonomie pour optimiser la position et le rendement des cyclistes ,
je note qu'à ce jour nombreux sont les cyclistes qui ne savent pas comment acheter les chaussures ni comment il faut régler les cales.
Dans l'exemple cite on pourrait dire que :
- le choix des chaussures est peur être a mettre en cause ( trop serrées – semelle trop souple – qualité de la semelle interne mauvaise- chaussure trop
grande .. )
- réglage des cales mal fait en fonction de la taille des phalanges mais aussi de la taille du pied et des chaussures
Pour résoudre ces problèmes il faut choisir des chaussures adaptées à son pied en " longueur " ( longueur ester chaussure mesurée a 10 mm au dessus
de la semelle = longueur du pied + 8 mm ). C'est la base de départ et si le pied est serré il faut chercher une chaussure plus large .
Il faut savoir que ce geste d'achat est primordial pour le cycliste car pour faire 100 km sur le plat a 30 de moyenne un cycliste de 70 kg devras cumuler
des appuis sur les pédales à hauteur de 75 tonnes sur chaque pédale.
Ceci permet de comprendre pourquoi le choix des chaussures est important.
De plus la semelle interne doit maintenir le pied, aligner la jambe, favoriser le retour veineux.
Nous avons développé ce type de semelle avec PODOFRANCE [ produit@podofrance.fr ] en créant la semelle PODOCYCLE.
Disponible sur la boutique mecacote et chez certains podologues :
- pour tout achat donner longueur de la semelle de votre chaussure et sa largeur la plus grande.
Enfin si vous avez un doute quand au réglage je vous invite a aller sur le site www.mecacote.com et à télécharger le document que j'ai réalise pour vous . |
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ERGONOMIE EN CYCLISME: LA HAUTEUR DE SELLE PAR MECACOTE |
Comment définir une hauteur de selle par be.mecacote@gmail.com ?
La hauteur de selle va permettre ( avec le recul de creux de selle ) de définir le mouvement réel que va parcourir le pied lié a la pédale .
De cette circonference ovoïde et de l'orientation du pied vont dépendre les forces appliquées sur la pédale et leur rendement ( différence entre les forces
utiles et celles inutiles car mal orientées ) .
" Les fondamentaux du cyclisme " =
Une bonne hauteur de selle permet au genou d'être légèrement fléchi lorsque la pédale est en bas. Aucun déhanchement ne doit être constaté de l'arrière
.L'angle du genou doit compris entre 150 et 155 degrés, cela permet une décompression et évite des douleurs articulaires .
Hs= ( 0.883 x EJ) +( 1.11-C/J) x 50
Hs = hauteur de selle en cm
EJ= entrejambe en cm
C: longueur du fémur en cm
J: longueur du tibia en cm
" Cyclisme et optimisation de la performance - Fredéric GRAPPE " =
HS : Varier la hauteur de selle sans changement de la position du guidon conduit a varier l'angle de travail des différentes articulations( hanches – genou-
chevilles et pieds )
Influence sur la dépense énergétique :
Il a té démontré qu'il existe une hauteur de selle optimale ( distance -pédale /selle) pour laquelle la dépense énergétique est minimale car les articulations
et les muscles travaillent dans des conditions optimales .Chez les cyclistes , cette hauteur de selle est proche de 106/109% de la longueur du membre
inferieur( distance pied- symphyse pubienne ou EJ ) ou 100% de la distance grand tronchader-sol.
Une hauteur de selle égale a 105% de la longueur du membre inferieur permet d'augmenter significativement la puissance maximale développée.
Technique de pédalage assis :
Sur le plat , la vitesse de déplacement élevée entraine une inertie élevée du système coureur bicyclette qui se déplace. Lorsqu'un pied pousse sur la
pédale ,il devient très difficile pour l'autre pied de tirer sur la pédale lors de la phase de remontée.
Tirer sur la pédale avec le talon bas oblige a contracter le muscle jambier antérieur pour maintenir le talon dans une position basse .
Cela demande un travail supplémentaire pour fixer l'articulation de la cheville .de plus le point mort haut est plus difficile a passer avec le talon en position
basse .
Voyons ce que cela donne comme hauteur de selle
En partant du cycliste dont :
EJ = 797mm
M=170 mm
Chaussures SIDI R215
Pédales LOOK Delta
C= 570
J= 490
Longueur pied = 255 mm
Longueur Meta = 70 mm
FG =HS= mini 674 maxi 698
Christian Vaast ' Fondamentaux )
HS = 701.18
Mecacote
Hs = 703 mini 705 maxi ( avec LOOK DELTA et SHIMANO)
HS avec pédales Time et chaussures sidi = 687 mini 690 maxi
Mecacote utilise dans ses différents calculs :
- EJ mesure pieds écartés de 35 cm ( exter/exter)
- Pression de la toise qui remonte un jet de diamètre 40 mm ( largeur du bec de selle ) en fonction du poids de corps du ou de la cycliste pour provoquer
une pression représentative du poids qu'aura a supporter la selle et le périnée .
- Hauteur sur axe de la pédale
- cambrure de la chaussure
- longueur du pied
- longueur des méta
Le but de cette valeur de HS étant de permettre d'obtenir le meilleur rendement du coup de pédale pour arriver ( 20 ° avant la PMH ) avec un talon très haut .
Pour que ce talon soit très haut au PMH il faut qu'il soit très haut au PMB sinon il est impossible aux fréquences de pédalages que nous recherchons ( les
plus élevées soit entre 90 et 120 tr/mn ) de changer la position de l'inclinaison du pied entre ces deux points .
De plus nous préconisons de " lever les genou " pendant le pédalage pour éviter à la pédale remontante de peser inutilement , sachant que vouloir tirer sur
la pédale a ces fréquences de pédalage est pratiquement impossible .
L'objectif de cette HS étant d'optimiser les appuis des pieds et la fréquence de pédalage pour limiter les :
- tensions musculaires
- contraintes tendineuses
et favoriser :
- retour veineux
- minimiser les forces mises en oeuvre
L'utilisation des plateau ROTOR étant dans ce domaine un plus puisque nos test de terrain on permis de constater que nous avions gagne 10% de vélocité
moyenne donc " économisé " 10% de force.
be.mecacote@gmail.com
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L'ENTRAINEMENT PAR REGLES DE TROIS PAR FRANCIS GUTIERREZ
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Mise en garde:
Attention, ce programme de cyclisme sur route ne saurait convenir aux débutants, qu'après une visite médicale appropriée.
Les trois déterminents de l'entraînement.
Un entraînement bien réalisé amène un sportif à un niveau de forme croissant au cours d'une saison. Partant de cette théorie, il nous faudra évaluer les potentiels physiques au début de saison, puis ceux au moment de l'objectif choisi préalablement, pour se rendre compte de l'efficacité du travail réalisé. Le déterminant qui nous permettra de contrôler cette évolution se nomme la " V O 2 max. ". On mesure généralement celle-ci au cours d'un test d'effort en hôpital ou dans certains cabinets spécialisés dans la médecine sportive. Le test s'effectue sur tapis roulant ou vélo ergonomètrique durant lequel on relève les échanges gazeux et les paramètres cardiaques. Il se traduit en millilitres d'oxygène par kilogrammes de masse corporelle et par minutes. Le second déterminant nous permettra, quant a lui, de fixer la valeur maximum de nos pulsations cardiaques. Il se calcul par la formule : " 220 - l'âge " et se mesure lors des entraînements à l'aide d'un cardio-fréquencemètre. On le nome " la fréquence cardiaque maximum ou F.C.M.Enfin, le troisième déterminant découle du précédent et se nome " la zone cible ". Elle est donnée par les pourcentages de la F.C.M. allant de 76 à 92 % de celle-ci.
Les valeurs ainsi trouvées seront reportées sur la boite noire que constitue le cardio-fréquencemètre et conditionneront tous les entraînements au cours de la saison. On pourra recueillir le temps passé en dessous, dans et au dessus de cette valeur cible.
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| tableau 1 |
% de la F.C.M. |
zone inférieure 75 % |
zone cible 85 % |
zone cible 92 % |
zone supérieure100 % |
fillières |
aérobie |
anaérobie |
types de travail |
endurance de base |
endurance maximale |
anaérobie lactique |
anaérobie alactique |
qualités développées |
resistance des tissus connéctifs et récuperation active |
accroissement de l'efficacité du système aérobie |
économie glycolitique et facilité à utiliser les acides gras |
adaptation de la tolérance à l'acide lactique |
énergie utilisée |
lipides |
lipides + glycogène |
glycogène |
réserves |
déchets produits |
très peu |
sueur + CO 2 |
acide lacique + CO 2 + urée + ammoniaque + acide pyruvique + sueur |
rares, CO 2 |
impressions ressenties |
possibilité de bavarder |
maîtrise l'essoufflement |
halètement et douleurs musculaires |
essoufflement après l'effort |
durée de l'effort |
de 1 heure à x heures |
de 3 minutes à 1 heure |
de 30 secondes à 3 minutes |
jusqu'à 30 secondes |
Ce tableau nous permet de comparer les valeurs théoriques calculées et leurs répercutions. |
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Les trois méthodes d'entraînement.
Deux tendances s'opposent et diffèrent tant sur le plan de la durée que sur le plan de l'intensité. En effet, la méthode d'entraînement appelée "L.S.D." ou long slow distance training consiste à maintenir pendant une très longue période (3 à 6 heures) une intensité relativement faible. Le but de cet exercice sera tout simplement de faire qu'à travail égal, le coeur soit de moins en moins sollicité. Cette préparation doit nous amener à faire du vélo notre seconde nature, de telle sorte que pédaler ne soit pas plus anti-physiologique que de marcher. Une période de huit semaines ou microcycles, suffira à optimiser la fonction cardio vasculaire, mais peu de cyclistes, même de très bon niveau, sont capables de rouler cinq heures à une fréquence cardiaque comprise entre 120 et 140 pulsations par minute. Pourtant, les bénéfices sont énormes car cette méthode place un sujet un peu entraîné dans une filière aérobie parfaite qui ne laisse aucune trace d'acide lactique résiduelle. Au niveau musculaire, l'entraînement en aérobie stricte; sollicitant en très grande majorité les fibres lentes; verra le potentiel à utiliser l'oxygène des cellules s'améliorer très nettement. Au niveau biomécanique, on notera une amélioration du geste de pédalage par l'acquisition d'une technique plus économe. Il ne faudra pas culpabiliser de rouler lentement, même très lentement, car la constance et la consistance physique en dépendront tout au long de l'année. La méthode d'entraînement par intervalle ou "E.P.I." consiste elle à faire alterner, de façon systématique, des périodes à intensité plus ou moins élevée. Ces séances d'E.P.I. peuvent améliorer significativement les déterminants physiologiques de la performance sans pour autant être exténuantes. De multiples procédés existent concernant ces séances d'entraînement par intervalles. Elles sont généralement précédées d'une période d'échauffement d'une vingtaine de minutes. Il s'agit ensuite, d'appliquer méthodiquement, des périodes d'effort et de récupération active de durées très variables selon les entraînements, ainsi qu'une durée de récupération entre chaque série d'efforts. Il est à noter que la position sur la machine ainsi que la fréquence de pédalage peuvent, elles aussi, varier. Le but étant d'augmenter sensiblement l'intensité d'une fraction d'effort à l'autre, sans toutefois se diriger vers une sensation globale de fatigue, qui serait préjudiciable. Il faut, évidemment, faire preuve de beaucoup de maturité pour en garder sous la pédale au début, et de concentration pour augmenter continuellement l'effort, sans se fatiguer plus qu'il n'en faut. Ce type d'entraînement à vu le jour quand des chercheurs se sont rendus compte que l'on pouvait améliorer les déterminants physiologiques de la performance en travaillant à une intensité proche de celle de la V O 2 max., effort qu'il n'est malheureusement pas possible de tenir plus de 5 à 7 minutes. C'est ainsi qu'est apparu l'entraînement par intervalle, dénigrant ainsi les accros du L.S.D. Un éventail très complet de 16 séances d' E.P.I. est proposé dans cette méthode. On peut associer à ce mode, l'entraînement intermittent du type "fartlek" signifiant "jeu de vitesse" et consistant à faire varier l'intensité de travail sans emprunter de "patron" systématique.
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Les trois principes de l'entraînement.
Le principe des trois "P" :
La programmation: l'approche moderne en matière d'entraînement, consiste à prévoir dans le plan annuel, des périodes à fort volume et d'autres périodes où l'on met l'accent sur la qualité ou intensité afin d'amener, de façon rationnelle, un individu à sa forme optimale au moment qu'il aura préalablement choisi. Ainsi, excépté les coursiers désirant s'illustrer en début de saison, la grande majorité des cyclistes planifieront leur pic de forme aux beaux jours, durant les mois de Juillet et Août. Dans cette optique,ce programme d'entraînement vous permettra d'être au mieux de votre forme à cette période de l'année. Il découpe la saison ou année en six cycles de huit à neuf micro-cycles (semaines) chacun.
tableau 2
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les cycles |
cycle 1 |
cycle 2 |
cycle 3 |
cycle 4 |
cycle 5 |
cycle 6 |
périodes |
nov / décembre |
janvier / février |
mars / avril |
mai / juin |
juillet / août |
sépt / octobre |
objéctifs |
récupération active et travail du coup de pédale |
volume à intensité modérée |
travail de l'intensité |
volume et intensité maximum |
exploitation des acquis |
récupération passive et travail à intensité minimum |
séances E.P.I. |
/ |
1,2,3,4 |
5,6,7,8,9,10 |
11,12,13,14,15,16 |
/ |
/ |
% zones |
30/60/10 |
25/65/10 |
22/60/18 |
34/50/16 |
30/55/15 |
30/62/8 |
répartition du volume et de l'intensité |
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La personnalisation: l'entraînement dépend des capacités physiques et des antécédents sportifs de chacun.La première des règles de personnalisation consiste à respecter le plus précisément possible planning et principes d'entraînement. Les longues sorties en solitaire permettent de bâtir soigneusement les fondations de l'entraînement mais il faudra, indéniablement, compléter cette pratique par des sorties en groupe qui permettront de vaincre ses limites par l'émulation procurée au sein d'un peloton. Il faudra également, le moment venu, réaliser des entraînements en mode fractionné et en "fartlek" pour acquérir la puissance nécessaire.
La seconde de ces règles est en contradiction avec la première. En effet, si le respect du planning et des principes d'entraînement sont importants, j'accorde une importance particulière à l'interruption du planning en cas de baisse de forme brutale, de soucis de santé ou de météo extrême, rendant la pratique cycliste dangereuse. La mise en oeuvre d'un tel programme nécessite d'être à l'écoute de son corps afin de prévenir de toutes agressions d'ordre inféctieuses ou de sur-entraînement et de les enrayer par une "coupure" salutaire. Si les prémices d'un problème inféctieux sont facilement décelables, ceux du sur-entraînement sont parfois plus sournois. Ceux-ci s'apparentent à un état de fatigue chronique ou de surmenage au cours duquel le sang et les muscles se chargent de déchets et de substances énergétiques dégradées. Cet état entraîne une augmentation du rythme cardiaque au repos et une diminution de la V.O.2 max. Les principaux signaux d'alarme physique sont la chute des performances, les blessures et inféctions à répétition, la soif nocturne. Les signaux d'ordre phsychiques sont quant à eux, le manque de volonté, le dégoût de l'entraînement, le négativisme, l'irritabilité, l'anxiété, les troubles du sommeil. Les facteurs aggravants sont le manque d'apport hydrique et de sommeil, ainsi que la poursuite du programme d'entraînement.
La progression: comme nous pouvons le constater sur le tableau 2 ci-dessus, une saison se prépare au mois de novembre et décembre avec l'acquisition du coup de pédale et un volume-intensité très faible. Le cycle 2 sert à engranger les kilomètres mais à une intensité faible. Puis, le cycle 3 orientera le travail sur l'intensité en diminuant le volume de travail pour arrivé au cycle 4 qui fera appel à une intensité et un volume maximum. Ceci illustre bien ce principe de progression au cours d'une saison tant sur le plan du volume que de l'intensité. Travailler longtemps en "zone rouge" au mois de janvier occasionnera à coup sûr une diminution prématurée de la forme physique en cours de saison. Il apparait également normal de suivre une progression de la quantité ou volume vers la qualité ou intensité.
Ce principe se travail également au niveau du cycle lui-même en démarrant prudemment celui-ci pour pouvoir atteindre au bout des deux mois de ce cycle l'objéctif fixé.
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Les trois principes de l'entraînement.
Le principe des trois "R" :
La réactualisation:
les motivations, capacités et objéctifs de chacun de nous aux diverses périodes de notre vie, évoluent au cours de celle-ci et il est donc nécessaire d'en tenir compte en les réactualisant.
Ainsi, le jeune sportif voulant s'adonner au cyclisme, basera sa pratique sur un apprentissage ludique en quantitatif avec de fréquentes phases de repos.
Le minime-cadet travaillera quant à lui l'aspect qualitatif des gestes techniques et mettra l'accent sue la mise en pratique de ceux-ci au cours de sorties encadrées.
Le junior privilégiera les efforts longs et endurants avec un travail plus individualisé respectant le développement cardiovasculaire engendré par sa croissance.
Le sénior recherchera la performance permettant de découvrir ses limites. L'entraînement plus personnalisé, donc également plus pointu, mettra en relief les paramètres qualitatifs et quantitatifs de celui-ci.
Le vétéran accomplira la pratique cycliste avec régularité et observera de courtes mais nombreuses périodes de récuperation. En outre, il veillera à ne rouler en groupe qu'avec des cyclistes de même niveau.
Enfin, le retraité, laissera au second plan le travail en intensité. Il aura une hygiène de vie irréprochable pour assouvir sa passion le plus longtemps possible.
Le relevé: afin de comparer le travail réalisé au cours de la saison au travail programmé, il est impératif de noter certains paramètres sur un relevé manuscrit ou informatique. Ainsi, il vous faudra, et ce aprés chaque sortie, noter les paramètres enregistrés par votre cardio-fréquencemètre: le temps passé dans la zone cible, au dessous et au dessus. On peut compléter ce relevé avec d'autres paramètres pouvant vous donner de précieuses indications.
Voici, tableau 3, un exemple, rapporté sur deux jours, de relevé annuel d'informations. Ce relevé a été réalisé à l'aide du logiciel "Excel" et comporte huit pages : la présentation, les six cycles, la conclusion.
Cliquez pour le relevé >
Pour remplir et visualiser votre entraînement de façon plus précise. Vous pouvez également vous en inspirer pour réaliser votre propre tableau de relevé.
tableau 3
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Vélo Moselle : relevé année 2008 |
cycle 1 |
| dates |
< zone |
zone |
zone > |
km |
km/h |
moy |
maxi |
pls |
kg |
réalisation |
prévision |
01-nov |
0:21:00 |
1:28:00 |
0:11:00 |
46.9 |
24 |
140 |
169 |
51 |
77 |
|
02-nov |
0:52:00 |
1:55:00 |
0:21:00 |
80.1 |
26 |
135 |
172 |
50 |
76 |
total |
1:13:00 |
3:23:00 |
0:32:00 |
127 |
25 |
138 |
171 |
50.5 |
76.5 |
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La récupération: indispenssable dans tout bon programme d'entraînement, les périodes de récupération ont un rôle trés important à jouer dans l'évolution d'une carrière, d'une saison, d'un cycle (2 mois) ou même d'un micro-cycle (1 semaine). Les "zapper" conduirait irrémédiablement au sur-entraînement avec les conséquences que cela engendrerait.Au niveau d'une carrière, certaine années parraissent plus difficiles que d'autres. En effet, le corps a besoin, à certaines périodes de notre vie ou au sortie d'une saison difficile, de souffler en marquant le pas l'éspace d'une année. Il s'agit là d'une réaction bien salutaire.Au niveau d'une saison, on remarquera sur le tableau 2, que les mois de séptembre et octobre sont consacrés, dans cette méthode, à une récupération passive et un travail à intensité minimum. Cette période présente l'intérrêt de pouvoir "enchaîner" sur la saison suivante sans encombre.Au niveau d'un cycle d'entraînement, les raisons d'une récupération sont multiples. Après une période chargée en intensité et en volume, une coupure s'impose. De même qu'aprés une maladie ou une blessure, on observera un moment pour récupérer.Enfin, au niveau d'un micro-cycle, on saura "lever le pied" les jours ou l'envie n'est pas au rendez-vous. Rester à l'écoute de son corps n'est-il-pas l'un des conseils de la règle de "personnalisation" ennoncée plus haut ?
Le principe des trois "S" :
La spécificité: elle permet de travailler d'une manière plus approfondie toutes les facettes physiologiques du cycliste et donne un sens au travail entrepris durant chaque cycle. Elle permet, de plus, d'éviter le phénomène d'accoutumance de l'entraînement en alternant chacunes de ces facettes. Au niveau d'une séance d'entraînement, il est recommandé de ne cibler qu'un seul déterminant de la performance.
La surcharge: comme les déterminants de la performance s'améliorent avec l'entraînement, il faut prévoir une progression de la charge d'entraînement, sinon il y aura stagnation. Cette surcharge peut s'efféctuer au niveau du volume ou de l'intensité. C'est en appliquant ce principe de surcharge que l'on obtiendra la meilleure stimulation des processus physiologiques.
La surcompensation: concrètement, le principe de surcompensation signifie qu'il faut alterner des séances d'entraînement difficiles et des séances faciles. En effet, après un effort, l'organisme a besoin de temps pour récupérer, retrouver des forces et se préparer à une "agression" suivante. Si les séances sont judicieusement réparties dans la semaine, à chaque nouvelle sortie, le corps repartira avec de nouvelles dispositions, ce qui amènera à la progression.
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Les trois cycles d'acquisition de la condition physique.
Le cycle "volume à intensité modérée" :
C'est au cours de ces deux mois (janvier, février) qu'il va falloir engranger un capital "heures de selle" important. Bien que ni la météo ni la durée des journées ne s'y prète, le travail réalisé durant cette période reste primordial quand au bon déroulement de la saison. L'utilisation d'un petit braquet est conseillé mais peu faire l'objet d'exception notemment durant les séances d'EPI. Il faudra plus que jamais, savoir gérer ses heures d'entraînement de façon à accorder la priorité au travail du volume. La répartition idéale des zones de travail est la suivante: 25% sous la zone, 65% dans la zone et 10% au dessus. (tableau 2)
Les séances d'EPI à réaliser au cours de ces deux mois, feront l'objet d'un travail ensolo. En voici le contenu :
tableau 4
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n° séance |
durée séance |
nbr. séries |
nbr. efforts |
durée effort |
durée récupération |
1 |
35 min. |
1 |
9 |
1,2,3 min. |
3,2,1 min. |
2 |
24 min. |
1 |
12 |
1 min. |
1 min. |
3 |
1h20 |
1 |
16 |
4,3,2,1 min. |
4,3,2,1 min. |
4 |
40 min. |
3 |
10 |
30 sec. |
30 sec. |
|
Le cycle "travail de l'intensité" :
Les beaux jours arrivant, il est désormais possible de s'adonner à sa passion favorite plus fréquemment. La partie volume ayant été intègrée au cours du cycle précédent, une attention particulière sera observée en ce qui concerne l' intensité. Outre les sorties en groupe nécessaires, les séances d'EPI seront à accomplir avec sérieux suivant le tableau 5. La répartition des zones se fera à 22% sous la zone cible, à 60% dans la zone et à 18% au dessus ce qui sera le maximum de ce programme.
tableau 5
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n° séance |
durée séance |
nbr. séries |
nbr. efforts |
durée effort |
durée récupération |
5 |
1h34 |
3 |
7 |
2 min. |
2 min. |
6 |
1h |
3 |
12 |
15 sec. |
30 sec. |
7 |
1h10 |
3 |
7 |
1 min.30 |
1,2,3 min. |
8 |
50 min. |
3 |
20,13,10 |
15 sec. |
15,30,45 sec. |
9 |
56 min. |
1 |
8 |
4 min. |
3 min. |
10 |
50 min. |
1 |
75 |
20 sec. |
20 sec. |
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| |
Le cycle "volume et intensité maximum" :
Maintenir un volume maximum tout en étant en mesure de réaliser les séances d'EPI au programme, tel est l'objéctif de ce cycle. A l'apparition des premières chaleurs, on sera en partie fixé sur son état de fraîcheur et donc de la bonne mise en oeuvre du programme. On pourra participer à quelques épreuves en guise d'entraînement et faire ainsi le point. Ou, il sera peut-ètre nécessaire de s'octroyer un ou deux micro-cycles de récupération. La répartition idéale des zones de travail est la suivante: 34% sous la zone, 50% dans la zone et 16% au dessus.
tableau 6
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n° séance |
durée séance |
nbr. séries |
nbr. efforts |
durée effort |
durée récupération |
11 |
2h |
1 |
8 |
5 min. |
2 min. |
12 |
1h |
1 |
60 |
20 sec. |
30 sec. |
13 |
1h |
1 |
30 |
20 sec. |
1,2,3 min. |
14 |
1h |
1 |
20 |
20 sec. |
15,30,45 sec. |
15 |
1h |
1 |
12 |
20 sec. |
3 min. |
16 |
50 min. |
3 |
7 |
|
20 sec. |
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