| LIVRES SERVICE - LA RUBRIQUE DE JEAN PIERRE MARCUOLA |
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Littéra... Tour
Passionné de littérature cycliste, Jean Pierre Marcuola fut l'un des premiers membres à soutenir Vélo Lorraine.
Sa rubrique "Livres-Service" ainsi que son ouvrage "L'histoire du Circuit des Mines" (http://velomoselle.free.fr/) figurent depuis de longue date sur notre site.
Il nous dit devoir sa passion à son père, boxeur amateur, qui eut la bonne idée de l'emmener sur un étape du Tour de France 1956.
Il passe en revue son enfance, nous parle des ses idoles, de ses souvenirs et de ses rencontres à travers des touchantes anecdotes.
Son travail pour les maisons d'éditions et les revues "Coups de Pédale" et "Vélo Star" lui procure de grandes satisfactions et ravit archivistes et collectionneurs.
Reportage réalisé le 16 mars 2010 à Serémange en Moselle. |
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ALLEMAGNE : RETOUR EN GRÂCE ? |
Par quelques frémissements de plus en plus perceptibles, le cyclisme d’outre-Rhin, emporté par une lame de fond qui ruina ses rêves d’hégémonie planétaire, affiche aujourd’hui sa volonté de briser le carcan infamant auquel l’ont condamné les tartuffes bien-pensants de la Bund Deutscher Radfahrer, la FédérationAllemande de Cyclisme, au nom d’un sport expurgé de ses pratiques dopantes ! Ainsi furent immolés sur l’autel de la Vertu le talentueux "fiancé" de l’Allemagne vélocipédique, Jan Ullrich qui n’eut que le temps de déposer un Maillot Jaune dans la corbeille de mariage, et quelques amis de haut rang – Zabel, Sinkewitz, Jaksche Schumacher… - bientôt acculés à des aveux pathétiques par une chasse aux sorcières affligeante dans son exposition médiatique, façon "people" ! Depuis, c’est la curée ! Hissé sur des sommets vertigineux de popularité après l’historique triomphe dans le Tour 97, le cyclisme en Germanie expiait ses manquements répétés à l’éthique et subissait le sort que l’on réserve aux pestiférés, aux pelés, aux galeux ! En fait, le coup de grâce lui fut porté par les chaines publiques de la télévision allemande, ARD et ZDF, qui décrétèrent sa mise en quarantaine, bannissant de leurs grilles de programmes leurs interventions en direct prévues sur la Grande Boucle. On tremble à l’idée qu’un jour, une caméra s’invite dans les vestiaires du Bayern de Munich ou du Borussia Dortmund ! Le drame, c’est que, contrairement à une idée reçue, le ridicule tue encore. Outre-Rhin, on vit ainsi mourir, l’une après l’autre, les grandes équipes professionnelles. Puis disparurent des courses au passé chargé d’histoires : le Tour d’Allemagne, celui de Rhénanie-Palatinat, et d’autres joyaux du calendrier teuton. Des titres de presse ont abandonné la publication de numéros spéciaux présentant les forces vives des pelotons internationaux ou les enjeux qui attendent les participantsà venir… Rien ne semble pouvoir arrêter la lente et inexorable descente aux enfers ! Et pourtant…
Dans ce contexte noir charbon, certaines maisons d’éditions ont maintenu le cap. Leurs parutions sont perçues dès lors comme des oasis de lumière et d’espérance. Elles glorifient la Légende et magnifient le Mythe. Ainsi, les éditions DeliusKlasing à Bielefeld, jouent-elles sur du velours en retraçant le destin hors-série de quelques bâtisseurs de génie, à l’image d’Edoardo Bianchi dont la biographie fut présentée dans le cadre de cette rubrique (voir CDP n°140). Cette fois, Paolo Fachinetti et Guido Rubino évoquent la fabuleuse réussite de Tullio Campagnolo qui révolutionna la bicyclette par d’audacieuses innovations technologiques et lui fit traverser ce siècle au service de champions planétaires, tels Coppi ou Eddy Merckx…
De sacres en triomphes, le nom de Campagnolo est aussi indissociable de la Légende des Cycles que peut l’être celui de Ferrari dans l’Aventure de l’automobile. Dommage qu’un tel destin ne soit pas lisible en une version française… |
CAMPAGNOLO, EIN UNTERNEHME SCHREIBT FAHRRADGESCHICHTE , textes de Paolo FACCHINETTI et Guido P. RUBINO traduits en allemand, 160 pages 25x31, nombreuses photos, papier glacé, couverture renforcée, chez DELIUS KLASING VERLAG, Siekerwall 21, 33602 BIELEFELD (D). Web : www .delius -klasing.de/ E- mail : c.ludewig@delius-klasing.de/ Prix Librairie : ( Allemagne) : 34,90 €. |
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Il est aisé de deviner la place de choix qu’occupe le majestueux col du Galibier dans le "Dico"de Pascal Sergent.C’est à ce roc intimidant posté comme une sentinelle au-dessus de la Maurienne et du Briançonnais qu’Henri Desgrange, souffle coupé par l’oppressante solennité des décors, dédia une ode enflammée qui ravala les autres sommets de nos montagnes au rang de « vulgaire bibine » ! Par cet acte d’adoration, il scellait définitivement la nécessaire alliance du Tour de France et de la montagne. Car ces deux-là ne pourront plus jamais vivre l’un sans l’autre ! L’épopée s’était trouvé un théâtre à sa démesure et le Tour une source inépuisable d’émerveillements idolâtres.
Un an après la célébration du centenaire de l’annexion, par la Grande Boucle, du redoutable Tourmalet, cet autre tourment infligé aux chevaliers-servants de la ReineBicyclette, PatrickFillion, journaliste à L’Equipe, salue Sa Majesté Galibierqu’il pare du titre glorieux de Sommet des Guerriers. Magnifiquement servi par une iconographie richissime et originale, l’album restitue l’atmosphère oppressante qui présida aux 57 assauts livrés par les hussards de Desgrange, des hommes au courage inouï. Le mythe leur saura gré d’avoir su conserver suffisamment d’humilité pour ne pas altérer la splendeur intemporelle du majestueux Galibier. |
LE GALIBIER, SOMMET DES GUERRIERS , textes de Patrick FILLION, album richement illustré, 128 pages 27x24, papier glacé, couverture rigide, aux Editions L’EQUIPE. Prix Librairie : 24 €. |
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Dans l’accomplissement de leur fabuleux destin, les champions cyclistes soumettent notre affectif à leur pouvoir discrétionnaire. Ils font naître toute une palette d’émotions que l’on superpose ensuite à l’expression singulière de leur génie. Chacun reçoit alors selon son talent ! Les sprinters nous électrisent ; les rouleurs nous subjuguent ; les grimpeurs nous fascinent !
Les premiers ajoutent aux valeurs exigées par leur métier la folle inconscience des trompe-la-mort acceptant de prendre des risques insensés au nom de la victoire à tout prix ! Les seconds exhibent la perfection dans le mouvement, une élégance de geste qui sème le trouble dans les esprits. Se peut-il en effet que, derrière l’harmonieuse alliance de l’homme et de la machine, le champion puisse à ce point dissimuler les stigmates de la souffrance ? Enfin, lorsque la route se cabre, les derniers bondissent de lacet en lacet, le regard déjà levé vers d’improbables sommets ! Ils s’affranchissent alors des lois naturelles de la pesanteur et s’envolent à la conquête d’un Graal inaccessible au commun des cyclistes.
A ces montagnards frétillant d’aise quand tant d’autres arborent le masque qui trahit leur angoisse, à ces êtres d’essence divine qui « posèrent leur pied vainqueur sur la tête du monstre », aux sommets de légende qu’ils ont ainsi apprivoisés, PascalSergent consacre un dictionnaire sur le modèle de celui qu’il dédia à Paris-Roubaix, « sa » course ! Des montagnes et des hommes !
Pygmées à l’assaut des Géants, les Grimpeurs ont bâti un mythe indestructible, dans une alternance d’exploits et de drames, d’envolées irréelles et de défaillances pathétiques que la mémoire collective a religieusement gravés dans le marbre de l’Histoire ! Pascal Sergent en nourrit abondamment son "Dico".De l’Abetone où naquit à la gloire, en 1940, un certain Fausto Coppi, reconnu Champion du Siècle, au terrifiant MontVentoux qui précipita, à l’inverse, la fin de règne d’un crack helvétique écumant de rage, du fantasque Bahamontes, l’Aigle de Tolède, à l’opiniâtre Joop Zoetemelk, puncheur des Cimes, ce Dico des Grimpeurs,joliment illustré de documents prêtés, notamment, par Hector Mahau, participera assurément à l’éveil d’une passion chez de jeunes lecteurs qui n’ont pas l’exacte conscience de la dimension mythique prise par ceux que Desgrange qualifiait de « rudes semeurs d’énergie » ! C’est d’ailleurs parce que le Patron tenait ces derniers en très haute estime qu’il leur enjoignit de relever ce défi insensé : s’aventurer sur les chemins muletiers de haute montagne et, par leur seule volonté, hisser en leurs sommets l’orgueilleuse bannière de la cause vélocipédique ! S’il reçut en écho bien des mises en garde exprimant la crainte et le scepticisme, Desgrange ne céda rien. Il ferait entrer dans la Légende, héroïques et vivants, les nouveaux conquérants de l’Inutile ! Il suffira d’élever la voie ! |
GRIMPEURS, LE DICO , par Pascal SERGENT, 160 pages 16,5x23,5 très bien illustrées, aux Editions ALAN SUTTON, 8, rue du Docteur Ramon, 37540 SAINT-CYR-SUR-LOIRE. Prix Librairie : 19,90 €. |
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Qui peut contester la position dominante, dans l’industrie du cycle, de la ville de Saint-Etienne et des sites qui la ceinturent ? BernardChaussinand, abonné de longue date à notre revue, témoigne de l’implantation des premiers artisans, constructeurs de cycles, dans la cité ligérienne et, assouvissant sa soif de recherches et son besoin d’écrire pour partager, apporte sa pierre à l’édifice qui cimente nos lecteurs par un essai historique que l’on se doit de saluer. Pour la période étudiée – 1890-1985 – l’auteur s’attache à évoquer l’essor de cette jeune industrie du cycle, sa force nourricière, son âge d’or, puis sa lente érosion et sa mise en sommeil sous les coups répétés d’une conjoncture économique qui n’épargnait personne. Alors, surgissent, indissociables, les noms mythiques de marques de cycles, Automoto, Wonder, LeChemineau, Ray, Mercier… et ceux des champions de légende dont les victoires rehaussent le prestige du constructeur. |
UN SIЀCLE DE SPORT CYCLISTE ASSOCIÉ À L’HISTOIRE DE L’INDUSTRIE STÉPHANOISE DU CYCLE , par BernardCHAUSSINAND, 116 pages 21x30 ; nombreuses illustrations polychromes. A commander chez l’auteur : 42, rue Petrus Maussier, 42000 SAINT-ETIENNE. Tél : 04 77 37 65 11. E-mail : Bchaussinand@aol.com / Prix : 17 € + port ( 4,05€ pour la France ; 5,65 € pour la Belgique). |
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Eté 1914 : le monde est assis sur une poudrière et le TourdeFrance, déjà, survient à point nommé pour polariser sur des luttes pacifiques l’attention des populations en mal d’insouciance et catalyser les angoisses légitimes de ces dernières autour d’une question existentielle dont l’importance vitale n’échappera à personne : qui, pour succéder au BelgePhilippeThys ?
Le 28 juin 1914, 146 concurrents s’élancent de Paris, les "As" sous la bannière des prestigieuses marques de cycles, les "Isolés" avec, pour seul viatique leur incommensurable courage, pour tenter d’écrire les belles pages du 12 e Tour de France de l’Histoire. Mais à Sarajevo, ce 28 juin 1914, un jeune nationaliste bosniaque provoque l’étincelle fatale. L’archiduc d’AutricheFrançois-Ferdinand et son épouse tombent sous les balles meurtrières de cet exalté. L’Europe entame sa descente aux Enfers !
Professeur d’histoire et de géographie, Jean-Paul Bourgier nous entraîne au cœur d’une tragédie guerrière à laquelle l’humanité payera l’un de ses plus lourds tributs. Il signe avec : « Le Tour de France 1914 – De la fleur au guidon à la baïonnette au canon », une œuvre magistrale en trois dimensions. Avec un art consommé du récit, il projette en effet le lecteur tantôt chez ses aïeuls achevant les travaux de fenaison dans un paisible village du haut-Forez, tantôt dans les chancelleries d’EuropeCentrale où l’on feint toujours de croire que la diplomatie reste une alternative à la guerre, tantôt dans le sillage des Géants du Tour de France dont il évoque les péripéties au quotidien, dans l’ignorance où chacun se trouvait de la funeste parenthèse que René Fallet stigmatisait en ces termes : « Quand le Tour n’est pas là, les catastrophes sont à la porte ! »
De ce petit bijou de précision historique, les férus de cyclisme retiendront la liste exhaustive des coureurs emportés par la tourmente, avec leurs dates de naissance et de décès. Des comptes d’une folie ordinaire qui brisa net le destin de gloire de nombreux jeunes talents apparus et étalonnés sur les routes du 12 e Tour de France. Le 13 e se fera attendre. |
LE TOUR DE FRANCE 1914 - DE LA FLEUR AU GUIDON À LA BAÏONNETTE AU CANON , par Jean-Paul BOURGIER, préface de Jean BOBET, 160 pages 16x24 + un cahier central de 8 pages hors texte noir et blanc, aux Editions LE PAS D’OISEAU, 176, Chemin de Lestang. 31100 TOULOUSE. E-mail : contact@lepasdoiseau.com / Tél : 05 61 41 27 09. Prix Librairie : 18 €. |
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La "Petite Reine " a su conquérir sur le sol français des fiefs totalement acquis à sa cause. Si la Bretagne revendique son statut de Fille Aînée duCyclisme, le Pays Basque pourrait lui contester le leadership de la ferveur populaire. Par ailleurs, Francis Lafargue, ancien manager-confident de l’illustre Miguel Indurain,aime àrappeler que ce Pays Basque auquel il est viscéralement attaché fut de tous temps une extraordinaire terre à champions. Pour convaincre les éternels sceptiques, il livre aux éditions Le Pas d’Oiseau la biographie du Basque bondissant, le Bayonnais PaulMaye, l’un des plus rapides routiers-sprinters français de l’Histoire. Gabarit de poche cachant une puissance de feu peu commune, PaulMaye possédait l’arme absolue : la foudre ! Bien que plus fougueux qu’un pur-sang, il était passé maître dans l’art de se faire oublier. Il paraissait alors hors du temps, hors du jeu, comme ces volcans éteints que l’on ne redoute plus ! Mais à la vue d’une banderole d’arrivée, le volcan devenait geyser. Il explosait soudain des forces trop longtemps contenues et s’arrogeait la victoire avec un rien d’insolence. De ce personnage haut en couleurs, Francis Lafargue a su décrire la truculence et la joie de vivre. Au champion, il rend un bel hommage, soulignant le désastre des années de guerre sur le palmarès de ce natif de Bayonne dont la jeunesse avait été… bâillonnée ! |
PAUL MAYE, LE VOLCAN BASQUE, par Francis LAFARGUE, préface de Serge LAGET, aux Editions LE PAS D’OISEAU. 80 p. – 15 €. |
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Avec son prénom d’Empereurromain, César Marcellak était au moins convaincu qu’il échapperait au destin noir charbon promis à ses compatriotes chassés de Pologne par la misère et la peur du lendemain. L’horizon peut bien s’arrêter aux sinistres corons, un César ne descend pas dans les entrailles de la Terre ! Sa destinée s’accomplira au contraire dans la lumière vive de l’Astre solaire afin que nul n’ignore que la gloire, un jour, le caressera de son aile. Elle le fit, en effet, lorsque le jeune homme se prit de passion pour la compétition cycliste. Il venait de trouver un exutoire à sa condition de mineur de fond et donnait le signal de l’envol à une brillante carrière, exemplaire par sa longévité. Les places étaient chères pourtant dans l’un des bastions forts du vélo, ce Nord-Pas-de-Calais qui l’avait totalement adopté et où chacun reçoit en regard de la sueur versée.
Auteur d’un bel ouvrage sur le Grand Prix d’Isbergues qui célébrait alors son 60 e anniversaire, Christian Defrance s’est emparé de ce sujet en or massif. Il en analyse la trajectoire laborieuse dans une biographie signée à quatre mains. Dans son sillage, en effet, Régine Marcellak égrène le chapelet des souvenirs affectueusement brodés autour de son champion de père. Lequel aura fleuri latablefamilialede 350bouquets, symboles de sesvictoires.
Le 27 juin 1948, toute une région chavira de bonheur : l’un de ses fils adoptifs endossait à Montlhéry le prestigieux Maillot Tricolore des Routiers Professionnels ! « Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu ! », s’enthousiasma alorsle Nordiste. Enfant de l’immigration et Champion de France, il était "CésarImperator" ! |
CÉSAR MARCELLAK – IL EST VENU, IL A VAINCU , par Christian DEFRANCE et Régine MARCELLAK, auxEditions NORD AVRIL. 168 pages - 18 €. |
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Une entrée tonitruante dans les pelotons, des dons aveuglants pour la pratique du sport cycliste, un parrain prestigieux, nommé LouisonBobet, qui le prit sous son aile, et à l’heure du bilan , le constat navrant d’un échec retentissant, tel serait le résumé lapidaire de la carrière de Jo Velly, un Finistérien de Crozon qui promettait tant mais donna si peu ! Son talent n’aura éclaté qu’en de rares occasions, le temps de signer l’un ou l’autre de ces récitals qui vous classent un coureur, régalant au passage les puristes par la fluidité de son coup de pédale. Jean-ClaudeLeGuéziec revient sur ce parcours tronqué dans un ouvrage chargé d’émotion : « Dans la roue de Jo Velly, mémoires d’un coureur cycliste professionnel des années soixante. » Ecrite à la première personne, cette évocation d’un gâchis douloureux, histoire d’« une symphonie inachevée », comme le révèle joliment JeanBobet dans sa préface, nous vaut de rencontrer et découvrir un homme qui masquait sa fragilité derrière la beauté trompeuse de l’athlète sûr de sa force et qui brisa sa carrière sur les mirages diaboliques que certains démons jettent avec désinvolture sur nos rêves de gloire. Alors que la vie devait une revanche à l’enfant de Crozon, un noir destin s’acharna sur son après-cyclisme. Jo Velly lutte désormais contre les atteintes de Parkinson. Un adversaire plus rude que les aiguilles du Temps ! |
DANS LA ROUE DE JO VELLY : MÉMOIRES D’UN COUREUR CYCLISTE PROFESSIONNEL DES ANNÉES SOIXANTE , par Jean-Claude LE GUÉZIEC, préface de Jean BOBET. Editions PYAME, 128 p. dont 29 hors texte noir & blanc - 6 € dont 4 seront reversés au titre du financement de la recherche contre la maladie de Parkinson. |
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MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS |
A 97 ans – il est né le 19 septembre 1914 - Jean Fréchaut est sans doute l’un des cinq ou six derniers acteurs vivants des Tours de France qui précédèrent la Seconde Guerre Mondiale.Il a couru sous le règne en jaune de Bartali et de Sylvère Maës.Il a vu arriver, précédé d’une réputation de grimpeur intouchable, RenéVietto, ses frasques pagnolesques et son génie cycliste. Il a participé au gigantesque ravalement qui valut un surcroît inouï de prestige et de popularité au Tour de France alors qu’était adopté le principe des équipes nationales. Il a vécu l’âge d’or du cyclisme français, mêlant parfois ses forces et sa soif de courir à celles d’une génération conquérante, drapée de tricolore… En un mot comme en cent, l’idée s’imposait de coucher sur papier le chapelet de ses souvenirs appelés à rejoindre les trésors déjà recensés au patrimoine culturel du sport cycliste. S’étant lié d’amitié avec le champion bordelais, Patrick Didier, membre de notre Amicale, a accepté de bonne grâce de se plier à ce devoir de mémoire. Ainsi publie-t-il, aux éditions Scripta, la biographie de l’ami Jean, après que celui-ci lui eut confié ses carnets intimes aux pages noircies des péripéties, drames, exploits ou anecdotes qui ont émaillé sa remarquable carrière. Une garantie d’authenticité pour un hommage tardif qui nous transporte d’un trait de plume au cœur d’un peloton de légende où Jean Fréchaut s’était fait une jolie place au soleil. |
AU TEMPS DE BARTALI : JEAN FRÉCHAUT, AU CŒUR DU PELOTON, par PatrickDIDIER, aux Editions SCRIPTA, 112 p. dont 10 hors texte noir ou couleur. Disponible chez l’auteur- 12,90 € + 1,75 € de frais de port. Contacts par e-mail : pharmacie.didier @yahoo.fr |
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A l’option généraliste de l’inventaire qui présente le risque inéluctable de froisser le lecteur par un oubli malencontreux, Jean-Paul Ollivier et PatrickPolice ont préféré l’étude historique la plus approfondie possible d’un seul de ces lieux saints, celui qui bouleversa leur existence et les éveilla à la religion cycliste. On ne s’étonnera pas du choix de Polo-la Science, pur Breton bretonnant, qui bombarde en toute simplicité Châteaulin capitale du Cyclisme ! Avec la fougue que confère la passion, l’ami Jean-Paul se mue en prédicateur, défenseur de la foi, et quand bien même prêcherait-il en pays conquis, il faut lui reconnaître une force de conviction telle qu’elle convertirait à sa cause le plus irréductible des hérétiques. Lorsque l’historien reprend la main, il a beau jeu de plonger le lecteur dans l’atmosphère enfiévrée des compétitions cyclistes, lesquelles donnèrent ses lettres de noblesse à ce circuit des bords de l’Aulne, au charme bucolique. Avec la côte de Stang-ar-Garront pour juge de paix, des bénévoles qui renverseraient les montagnes pour l’exemplarité de leurs organisations, un public tout acquis à la Petite Reine, le bonheur palpable des foules communiant avec leurs idoles – et quelles idoles : Bobet, Anquetil, Merckx, Hinault... !!! – avec, par conséquent, autant d’atouts dans sa manche, la riante bourgade de Châteaulin où furent couronnés quelques valeureux Champions de France,réunit bien les conditions qui justifient la position-phare et le rayonnement que lui prête Polo-la Science ! Amoureux de sports mécaniques, de records de vitesse et… de cyclisme, Patrick Police a retrouvé, rassemblé sur la piste granuleuse de l’autodrome de Linas-Montlhéry, en région parisienne, tout ce qui rythma ses jeunes années et alimenta ses passions. Avec une obstination de bénédictin, il résolut de traquer les hauts faits d’armes, les anecdotes insolites, les records, les palmarès, et d’en faire le fil rouge d’un ouvrage de référence, "L’épopée du cyclisme à l’autodrome de Linas-Montlhéry, de 1924 à nos jours". Colossal par son ambition, monstrueux par la précision des informations recueillies, le dossier d’étude est désormais une réalité, la récompense d’une ténacité bien trempée lorsque les recherches frôlaient parfois le fastidieux. Raconter trois quarts de siècle de l’existence d’un temple dédié aux sports mécaniques et détourné de sa vocation première participait d’une gageure. Quel que soit l’accueil que lui réserveront les amateurs et les férus d’histoire, et en dépit d’une édition limitée confiée à l’association APTAV* avec le soutien de la municipalité de Linas, le projet abouti restera la fierté de PatrickPolice, un amoureux transi de l’épopée cycliste. |
CHÂTEAULIN, CAPITALE DU CYCLISME , par Jean-Paul OLLIVIER, préface d’André DARRIGADE, aux Editions PALANTINES. 192 p. - 220 ill. - 50 €.
L’ÉPOPÉE DU CYCLISME À L’AUTODROME DE LINAS-MONTLHÉRY , de Patrick POLICE, édité par l’association APTAV* (*Agir Pour Tous et Avec Vous). 352 p. Prix de lancement : 39 € (+ 9 € de frais de port). |
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Haut-fonctionnaire à la Direction Centrale du Renseignement Intérieur – la prestigieuse DCRI ! – Michel Guérin aura nourri sa passion du cyclisme aux sources mêmes de la Légende. Il a recensé, chez Jacob-Duvernet, cinquante-cinq Lieuxmythiquesduvélo et nous invite à le suivre dans le dédale des émotions libérées par ces sites désormais inscrits au Patrimoine Universel de l’effort humain. On y respire les parfums enivrants de l’Épopée et ces senteurs obsédantes entretiennent la flamme confiée en héritage aux générations à venir. Pour elles, l’auteur réveille alors le souvenir des luttes de prestige, des duels au couteau, des envolées mémorables que des hommes en mal d’aventures sont venus signer pour la seule gloire d’une Petite Reine au destin planétaire, la force d’évocation des légendes qu’elle fit naître et la magie sans cesse renouvelée de ces lieux de recueillement où le Temps, exauçant le vœu du poète, semble bien avoir suspendu son vol. Carrefour de l’Arbre ou Tranchée d’Arenberg, virages de l’Alpe ou lacetsdePlan-Lachat, via Roma ou avenue de Grammont,VieuxKwaremontou Côte de la Redoute,vénérableCipale ou piste magique du Vigorelli : la litanie de ces étapes nourricières conforte les aficionados dans leur certitude. Le cyclisme puise dans son glorieux passé un ferment d’éternité. Il en a essaimé les nombreux bastions conquis en terres saintes. La Légende les a consacrées Sanctuaires ! |
LES LIEUX MYTHIQUES DU VÉLO , par Michel GUÉRIN, chez JACOB-DUVERNET, 286 p.- 19,90 €.
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Un agenda pour prétexte à visiter l’histoire du Tour de France, c’est la dernière trouvaille de l’ami Jacques Seray. Le propos est simple, donc génial : 12 mois, 12 thèmes illustrés autour de la Grande Boucle : ambiance, départ, gueules, gamelles, affiches, etc. Jacques jubile. Il trouve ici une saine justification à sa quête obsessionnelle du document rare, un mal endémique qui frappe sans discernement le petit monde des passionnés auquel émargent forcément les abonnés de « Coups de Pédales ». Choisir alors dans ses inestimables collections le cliché idéal pour traduire une atmosphère, une souffrance, un exploit mémorable, relève de l’exercice de style et nous imaginons aisément que Jacques Seray, un fondu d’histoire et de cyclisme s’y soit plongé avec délectation. L’Agenda 2011 du Tour de France égrène alors anecdotes et citations et vient titiller par des questionnaires à choix multiples la "bête à concours" qui sommeille en chacun d’entre nous.
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L’AGENDA DU TOUR DE FRANCE 2011, commentaires de Jacques SERAY, nombreuses photos, couverture renforcée 16x21,5, aux EDITIONS TECHNIQUES POUR L’AUTOMOBILE ET L’INDUSTRIE, immeuble Antony Parc II, 10, Place du Général De Gaulle, 92160 ANTONY. Tél : 01 77 92 92 92. Web : www.groupe-etai.com/Prix Librairie : 14,90 €. |
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HISTOIRE D’UNE GRANDE NATION DE CYCLISME |
Trop longtemps sevré des parfums enivrants de la Victoire, le cyclisme grand-ducal rongeait son frein dans le souvenir exalté de ses champions d’autrefois, infligeant à sa propre légende l’amer constat de son impuissance à leur trouver de dignes successeurs. Cependant, l’entrée dans le troisième millénaire a réveillé des forces vives sur cette terre de vélo, saluant l’émergence d’une génération de coureurs supérieurement doués, lesquels rendent au Grand-Duché du Luxembourg la place que, d’autorité, sa riche histoire lui confère dans le peloton de tête des nations-reines du sport cycliste. Sans doute était-ce là le signal attendu par Henri Bressler et Fernand Thill, deux historiens passionnés, pour doter le cyclisme luxembourgeois d’un ouvrage de référence témoignant des heures glorieuses de son richissime passé et des pépites d’or qui illuminent son présent conquérant. En signant cette « Histoire du Cyclisme Luxembourgeois », le premier nommé pour les textes, le second pour l’iconographie, nos deux compères sont allés au bout de leurs ambitions. Nul n’ignore plus rien, désormais, de ce que la vélocipédie doit aux champions de cette enclave grand-ducale, ni de la présence luxembourgeoise dans tous les rendez-vous majeurs du calendrier cycliste international. Des origines à nos jours, des guerriers "affreux mais augustes" de l’époque héroïque aux silhouettes robotisées des stars de l’ère moderne, c’est plus d’un siècle d’aventures sportives qui défile dans ce luxueux album où se rejoignent la légende dorée du cyclisme luxembourgeois et l’histoire d’un peuple qui bombe le torse à l’évocation des exploits de ses idoles. N’ont-elles pas forgé, par leur sueur et leurs larmes, la fierté légitime de son identité nationale ? A ce petit Luxembourg, guère plus étendu qu’un département français, on prônait depuis toujours la patience. Parce que les grandes nations, à l’instar des grandes équipes, ne meurent jamais ! Cette règle de vie trouve ici sa pleine justification : les carrières prestigieuses de ses ambassadeurs historiques, les Faber, Frantz ou Charly Gaul, les Clemens, Goldschmit, Ernzer ou Bim Diederich, constituent le patrimoine culturel et sportif d’un Géant ! Un patrimoine que les héritiers d’aujourd’hui se sont juré de faire fructifier !
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HISTOIRE DU CYCLISME LUXEMBOURGEOIS, par Henri BRESSLER et Fernand THILL, Tome 1, Evénements majeurs, 266 pages 25x32, + de 600 photos, couverture rigide, papier glacé, aux Editions SCHORTGEN, 108, rue de l’Alzette, 4010 ESCH-SUR-ALZETTE (Lux). Web : www .editions-schortgen.lu/ E-mail : editions@schortgen.lu /Prix Librairie : 45 €. |
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Le croiriez-vous ? Alors que nous stigmatisions l’excès de précipitation d’une grande maison d’éditions qui condamne à l’exclusion sacrilège du livre de l’année deux monuments historiques comme Paris-Tours et le Tour de Lombardie, le Livre d’Or du Cyclisme 2010 que signe Jean-François Quénet et qui échappait jusqu’ici à cette critique, s’égare à son tour sur les chemins de l’offense et arrête sa saison sur route au soir du… Circuit Franco-Belge et des Mondiaux australiens.
Philippe Gilbert et Oscar Freire apprécieront, le Wallon pour le manque de considération qu’aura suscité sa démonstration de force en Lombardie où sévissaient des conditions météo dantesques, l’Ibérique pour le peu de cas que l’on fait de ses triomphes à l’ancienne aux deux pôles du calendrier cycliste où sa pointe de vitesse nullement émoussée exerça des ravages sur deux artères mythiques de la planète Vélo, la via Roma di San Remo en ouverture, l’interminable Avenue de Grammont à Tours, en clôture !
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LE LIVRE D’OR DU CYCLISME 2010 , par Jean-François QUÉNET, préface de Jean CORMIER, 146 pages 24,5x29,5, nombreuses photos, aux Editions SOLAR, 12, avenue d’Italie, 75013 PARIS. Prix Librairie : 29 €. |
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Quand décembre montre le bout du nez et que déjà se profilent les festivités de Noël et du Jour de l’An, la fièvre gagne les maisons d’éditions qui accélèrent alors le rythme de leurs publications jusqu’à donner le tournis. Ainsi, après l’émouvant hommage rendu à Laurent Fignon dans : « La dernière échappée », Jacob-Duvernet réédite et rassemble dans un luxueux coffret collector les superbes albums que Jean-Paul Brouchon consacra, en 2008, puis 2009, à deux Légendes vivantes du sport français : Bernard Hinault et Raymond Poulidor. Mais, d’autres coursiers réclamaient qu’on les greffât quelque part, dans l’œuvre magistrale de ces deux Géants. Jean-Paul leur ouvre donc un cahier-supplément de 16 pages où s’affichent, tirées de l’incroyable collection mise à sa disposition par Charles Guénard, les photos de 80 coureurs, « ses coups de cœur », classés en « Incontournables, Indispensables et Equipiers ». Ainsi balaie-t-il, à la façon d’un album Panini, un quart de siècle d’histoire. (Prix du coffret "Légendes du vélo" : 52 €). Pourtant, c’est un autre Jean-Paul, Vespini, qui crée l’événement de cette fin d’année en lançant une collection nouvelle : « Les Grandes Années du Cyclisme ». Décennie après décennie, il invite ses lecteurs à remonter le couloir du Temps où flottent invariablement de doux parfums de nostalgie. La série s’ouvre sur Les Années Soixante, ces fabuleuses "sixties" qui résonnent encore des duels homériques Anquetil-Poulidor et confièrent à la Légende la puissance de feu d’un Empereur d’Herentals et de sa Garde Rouge, la polyvalence d’un Batave à lunettes vainqueur d’un curieux Tour de France, les derniers feux jetés en leur royaume par deux grimpeurs de génie, l’émergence d’une nouvelle génération emmenée par un Bergamasque de grande classe, digne héritier des Campionissimi, et l’apparition d’un tyran boulimique comme l’Histoire n’en avait jamais connu. Une décennie de rêve matérialisée par des clichés somptueux, très souvent inédits !
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LES GRANDES ANNÉES DU CYCLISME – LES ANNÉES SOIXANTE , par Jean-Paul VESPINI, préface de Lucien AIMAR, 144 pages 27x29 luxueusement illustrées, couverture renforcée, aux Editions JACOB-DUVERNET, 134, rue du Bac, 75007 PARIS. Tél : 01 42 22 63 65. Fax : 01 45 49 25 02. E-mail : louis.sfg @noos.fr/ Prix Librairie : 25 €. |
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Le Tour de France, avec ses légendes, sa magie, ses fastes, ses audaces, ses défis au courage et au dépassement de soi, est une véritable aubaine pour la Littérature. On ne compte plus les ouvrages dédiés à la Grande Boucle estivale, cette manifestation qui mêle hardiment fils du peuple et aristocratie. Que peut-on encore écrire sur le Tour qui surprenne ? Pour les éditions Luc Pire, Marc Van Staenen a relevé le challenge. Il a mené une enquête journalistique de l’autre côté du miroir, là où des travailleurs de l’ombre réussissent un miracle permanent, celui d’assurer le bon fonctionnement d’une lourde machine aux rouages parfaitement huilés. L’auteur nous entraîne ainsi dans « Les coulisses du Tour de France » où grouille un monde fabuleux, peuplé de personnages hauts en couleur : speaker officiel, journaliste, photographe, soigneur, toubib, garde du corps, policier, mécanicien, caravanier, hôtelier, cuisinier, directeur sportif ou… simple supporter, chacun à sa place apporte sa pierre à l’édifice. Leur point commun ? La passion du cyclisme ! Le Tour est riche de ces rencontres qu’il sait provoquer. La magie continue d’opérer !
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LES COULISSES DU TOUR DE FRANCE , par Marc VAN STAEN, préface de Philippe GILBERT, 160 pages bien illustrées, paper glacé, couverture souple, aux éditions LUC PIRE, Quai aux Pierres de Taille, 37/39, 1000 BRUXELLES (B). Web : www.editionslucpire.be/ E-mail : editions@editionslucpire.be/ Prix public : 22 €. |
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UNE LÉGENDE EN BLEU ET BLANC |
La Légende des Cycles résonne de quelques noms mythiques qui, défiant les aiguilles du Temps, exhalent des parfums d’éternité. Edoardo Bianchi émarge à cette magie-là ! Ce Lombard né à Milan le 17 juillet 1865 lia très tôt son destin au phénomène naissant de la vélocipédie, cette révolution sur deux roues qui allait bouleverser les modes de vie sur notre bonne vieille Terre.
Il n’avait que 20 ans lorsqu’il fonda sa marque de cycles, laquelle prospéra au rythme haletant des premières compétitions sur route.
Là, dans un climat de concurrence féroce, les luttes étaient âpres entre les constructeurs dont le prestige était assujetti au chapelet de victoires des coursiers qu’ils avaient enrôlés.
Ainsi, les Giovanni Gerbi, Belloni, Gremo, Azzini, bientôt relayés par Girardengo, Olmo et autres Piemontesi, hissèrent-ils très haut les couleurs blanc et bleu de la Bianchi. Et lorsqu’arriva Coppi, dans la glorieuse solitude qu’exigeait son statut de dieu vivant, celui-ci scella par ses envolées sublimes l’alliance de deux destins de lumière promis à l’Immortalité. C’est à cette union aux intérêts convergents que Daniele Marchesini, de l’Université de Parme, avait consacré en 2005 un bel ouvrage au titre évocateur : « Bianchi-Una bicicletta sola al commando ».Un tel sujet d’étude méritait assurément que l’on bannisse les frontières de la langue et que s’exprime dès lors son universalité. Dans l’attente, on ose l’espérer, d’une version française, les éditions Delius Klasing proposent aujourd’hui une traduction allemande : « Die Geschichte der großen italienischen Fahrradmarkte », sans doute pour rappeler que c’est à Jan Ullrich que l’on doit la réapparition des mythiques maillots blancs et bleus sur le Tour 2003, après une éclipse imposée par la conjoncture économique. Les vélos qui s’exposent dans les pages de l’ultime chapitre établissent alors la passerelle historique entre les générations. Les Gimondi, Argentin, Pantani et autres Cipollini sont les dignes dépositaires d’un label de légende dont l’étoile semble n’avoir jamais pâli. En un peu plus d’un siècle, Edoardo Bianchi aura donné à son petit atelier de la via Nirone les dimensions d’un empire que cet album luxueusement illustré s’offre à nous faire visiter. Une réussite !
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BIANCHI – DIE GESCHICHTE DER GROßEN ITALIENISCHEN FAHRRADMARKE , textes de Daniele MARCHESINI traduits en allemand, 160 pages 25x31, nombreuses photos, papier glacé, couverture renforcée sous jaquette amovible, chez DELIUS KLASING VERLAG, Siekerwall 21, 33602 BIELEFELD (D). Web : www .delius-klasing.de/ e-mail : c.ludewig@delius-klasing.de/ Prix Librairie : (Allemagne) : 34,90 €.
Chez le même éditeur : GARANTIERT POSITIV, MEIN LEBEN FÜR DEN RADSPORT, les souvenirs de Hans-Michael HOLCZER qui dresse un état des lieux du cyclisme allemand, évoque son implication personnelle à la tête de formations professionnelles, confesse ses joies, ses déceptions, ses espoirs, égrène les temps forts des trois décennies écoulées, quand il vécut à cœur sa passion bohème pour le vélo. Propos recueillis par Jürgen Löhle (en allemand), 242 pages 13x22 + 2 cahiers centraux de 8 pages hors texte, illustrations noir et couleur sous jaquette amovible. Prix Librairie : (Allemagne) : 19,90 €.
A signaler encore le traditionnel Calendrier mural : TOUR 2011 - Faszination Rennrad, dont les somptueuses photos géantes feraient oublier que le vélo en Germanie souffre d’une diabolisation outrancière, ravalant ses héros au rang de pestiférés ! Amoureux du cyclisme allemand, réveillez-vous ! Prix public : (Allemagne) : 21,50 €. BIANCHI – DIE GESCHICHTE DER GROßEN ITALIENISCHEN FAHRRADMARKE , textes de Daniele MARCHESINI traduits en allemand, 160 pages 25x31, nombreuses photos, papier glacé, couverture renforcée sous jaquette amovible, chez DELIUS KLASING VERLAG, Siekerwall 21, 33602 BIELEFELD (D). Web :
www .delius-klasing.de/ e-mail : c.ludewig@delius-klasing.de/ Prix Librairie : (Allemagne) : 34,90 €.
Chez le même éditeur : GARANTIERT POSITIV, MEIN LEBEN FÜR DEN RADSPORT, les souvenirs de Hans-Michael HOLCZER qui dresse un état des lieux du cyclisme allemand, évoque son implication personnelle à la tête de formations professionnelles, confesse ses joies, ses déceptions, ses espoirs, égrène les temps forts des trois décennies écoulées, quand il vécut à cœur sa passion bohème pour le vélo. Propos recueillis par Jürgen Löhle (en allemand), 242 pages 13x22 + 2 cahiers centraux de 8 pages hors texte, illustrations noir et couleur sous jaquette amovible. Prix Librairie : (Allemagne) : 19,90 €.
A signaler encore le traditionnel Calendrier mural : TOUR 2011 - Faszination Rennrad, dont les somptueuses photos géantes feraient oublier que le vélo en Germanie souffre d’une diabolisation outrancière, ravalant ses héros au rang de pestiférés ! Amoureux du cyclisme allemand, réveillez-vous ! Prix public : (Allemagne) : 21,50 €.
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